À quoi sert le permis unique ?
Il autorise un ressortissant hors UE à séjourner et travailler en Belgique comme salarié.
Comprenez rapidement quand un permis unique peut être nécessaire, qui décide et ce que l’employeur doit vérifier.
UE + Belgique
Un cadre partagé entre règles européennes, État fédéral et régions
Régions
La partie travail dépend de la région compétente
Contrôle
L'employeur doit vérifier le droit au travail avant l'occupation
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Comprendre vite
Pour travailler en Belgique, il faut une base valable. Parfois elle existe déjà. Parfois il faut un permis unique.
Il autorise un ressortissant hors UE à séjourner et travailler en Belgique comme salarié.
Souvent, un salarié hors UE qui vient travailler en Belgique si aucun autre droit au travail ne s'applique déjà.
Certaines personnes peuvent déjà travailler via leur séjour, leur nationalité ou un statut particulier.
Paysage institutionnel
Le permis unique n’est pas géré par une seule autorité. C’est ce qui rend le système parfois difficile à lire.
Elle pose le cadre général.
Il gère la partie séjour.
Elles gèrent la partie travail.
Autorisation de travail
Avant de parler de permis unique, il faut distinguer trois cas : accès direct, accès facilité ou vraie analyse du marché de l’emploi.
Accès direct à l'emploi
Le droit au travail existe déjà. Le sujet principal est donc de vérifier correctement le statut ou le titre de séjour.
Accès facilité à l'emploi
Le dossier peut avancer plus facilement, parce que le profil ou la catégorie réduit le poids de l’analyse du marché de l’emploi.
Nécessité d'une analyse du marché de l'emploi
Ici, il faut montrer que le poste n’a pas pu être pourvu raisonnablement sur le marché belge ou régional.
Côté employeur
Le point clé : vérifier avant l’entrée en fonction.
Le droit au séjour et le droit au travail doivent être vérifiés avant l’entrée en fonction.
L’urgence ne dispense jamais de choisir la bonne procédure ni la bonne région.
Employer sans base valable peut entraîner des sanctions administratives, sociales et pénales.
En 3 étapes
Le dossier suit trois étapes simples : qualifier, préparer, déposer.
On part du lieu de travail, de la fonction, du salaire et du profil.
L’employeur et le candidat réunissent les pièces utiles.
La région traite le travail, l’Office des étrangers traite le séjour.
Relais juridique
La plateforme clarifie le besoin. Le cabinet intervient quand il faut sécuriser juridiquement le dossier.
À retenir
Il faut articuler la fonction, la région, le contrat, le salaire, le profil du candidat et la logique séjour.
Un complément réservé aux membres pour aller plus loin sur les dispenses, les titres de séjour et les situations qui permettent déjà de travailler en Belgique sans repartir automatiquement sur un permis unique.
FAQ
Les réponses courtes aux questions les plus fréquentes côté employeur.
La compétence est partagée. L’État fédéral gère l’accès au séjour des étrangers ainsi que l’accès au travail des personnes dont le motif de séjour n’est pas professionnel. Les Régions, elles, sont compétentes pour l’accès au travail des personnes qui séjournent en Belgique pour travailler.
Oui. Certains profils disposent déjà d’un droit au travail. Dans ce cas, l’employeur ne doit pas introduire de demande préalable. En pratique, le titre de séjour ou le statut de la personne montre déjà que l’accès au marché du travail est illimité.
Les étudiants qui disposent d’un titre de séjour valable peuvent travailler, mais dans un cadre limité. En pratique, ils peuvent travailler jusqu’à 20 heures par semaine pendant l’année scolaire. Pendant les vacances scolaires, cette limite ne s’applique pas de la même manière.
Le permis unique est une procédure qui combine, dans un même dossier, l’autorisation de séjour et l’autorisation de travail en Belgique pour un travailleur salarié hors Union européenne.
C’est l’employeur, ou son mandataire, qui introduit la demande pour son futur travailleur. La démarche se fait en ligne sur la plateforme nationale dédiée au permis unique.
Non. C’est la logique de base, mais il existe de nombreuses situations dans lesquelles l’employeur n’a pas à démontrer qu’il a d’abord cherché localement. C’est notamment le cas pour certaines activités spécifiques ou certains profils qualifiés.
La rémunération doit toujours atteindre au moins le revenu minimum moyen mensuel garanti, y compris en cas de temps partiel. Pour certaines catégories, comme les profils hautement qualifiés, des seuils nettement plus élevés doivent aussi être respectés.
En règle générale, l’autorisation suit la durée du contrat avec un maximum d’un an. Certaines catégories peuvent aller jusqu’à trois ans, notamment les profils hautement qualifiés, certaines cartes bleues, le personnel de direction ou certains transferts intra-groupe.
L’employeur doit signaler la fin de l’occupation à l’autorité régionale compétente. En pratique, le séjour du travailleur reste en principe valable pendant 90 jours après la fin de l’autorisation d’occupation, sauf décision contraire sur le séjour.
Après une certaine durée de travail sous autorisation limitée, le travailleur peut, dans certains cas, demander lui-même un accès illimité au marché de l’emploi. Les conditions précises dépendent notamment de la région compétente et du temps déjà presté ou séjourné en Belgique.
Passerelle LEXPAT
Expliquez simplement le poste, la région et le profil recherché. Nous vous aidons à savoir s'il faut avancer sur le permis unique et à quel moment sécuriser le juridique.